Traduction juridique : les pièges à éviter

En traduction, les erreurs peuvent avoir des conséquences désastreuses. Cela est encore plus vrai, avec la traduction juridique. Cette dernière est très technique parce que les textes de droit sont exacts. C’est pourquoi, il faut prendre des mesures pour les traduire et les transposer de manière adéquate dans la seconde langue. Cet exercice demande d’avoir des compétences, et le traducteur auquel vous faites appel doit être chevronné en la matière. Vigilance, donc ! Les conséquences d’une mauvaise traduction de vos documents de droit peuvent coûter très cher. Avant de vous engager, voici les défis auxquels sont confrontés les traducteurs juridiques, et les pièges que vous devez éviter !

C’est quoi la traduction juridique ? 

Comme toutes les autres traductions, en traduction juridique, il faut traduire d’une langue source à une langue cible. Toutefois, la seconde se différencie des autres par le fait que le droit n’est pas pareil dans tous les pays du monde. En effet, chaque pays possède un système juridique qui lui est propre et qui englobe sa culture. C’est ainsi que certains termes juridiques utilisés dans un système ne seront pas forcément le même que celui du document source qu’il faut traduire

En plus des barrières de langues et des terminaisons juridiques différentes, les systèmes juridiques différents qui existent rendent la traduction juridique plutôt difficile. Cette dernière nécessite une précision exacte et une connaissance profonde, non seulement de la langue cible, mais aussi des différents systèmes de droit avec lesquels il faut travailler.

Les défis auxquels sont confrontés les traducteurs

Lorsqu’il s’agit de traduction de services de traduction technique juridique, il faut savoir que la procédure est complexe. Résultat, les traducteurs sont confrontés à de nombreux défis :

La traduction précise des termes juridiques polysémiques

Il existe des termes juridiques polysémiques (qui ont plusieurs sens). Généralement, la difficulté ici, c’est de trouver le sens qui correspond non seulement au système de droit concerné, mais aussi à la culture de la langue cible. 

Par exemple, une expression de droit dans le système britannique peut avoir une autre signification dans la juridiction américaine. Le traducteur doit donc faire très attention !

La correspondance entre plusieurs systèmes juridiques 

Une autre difficulté à laquelle les traducteurs juridiques doivent faire face, c’est la maîtrise de plusieurs systèmes de droit à la fois. Parce qu’ils sont emmenés à traduire des textes pour plusieurs pays, ils doivent comprendre les contextes et employer les mots dans des situations bien précises. Pour faire face à cette difficulté, ils doivent également :

  • Posséder de bonnes connaissances en droit 
  • Posséder, dans la mesure du possible, une expérience juridique 
  • Comprendre le jargon juridique 
  • Avoir une parfaite connaissance de la langue source et être un natif de la langue cible.

Il faut également savoir qu’il existe de nombreuses nuances entre les langues et cela peut entraîner des difficultés au moment de la traduction. Par exemple, une virgule mal placée peut complètement altérer le sens d’un texte ou d’un article juridique, conduire à une mauvaise interprétation et avoir des conséquences fâcheuses. Le traducteur doit être en mesure de composer avec toutes les subtilités linguistiques. 

Traduction juridique : les pièges à éviter

La nature des pièges à éviter en traduction dépend de la personne (le traducteur ou le client) :

Le traducteur

Personne n’est à l’abri d’erreurs en traduction anglaise certifiée, y compris les traducteurs professionnels. Voici les pièges que vous devez éviter :

Les erreurs de traduction

Les erreurs de traduction, il en existe beaucoup. Vous devez donc prendre la peine de vérifier votre travail, afin de vous assurer qu’il est parfait. C’est ainsi que vous devez faire attention à :

  • L’omission : en traduction juridique, l’oubli ou le refus d’ajouter un terme technique où il doit être, altère complètement le sens du texte ou de l’article que vous traduisez. D’ailleurs, dans tous les documents juridiques la mention « sauf erreur ou omission » qui peut stipuler le caractère préjudiciable d’un tel manquement. 
  • L’addition : en traduction et spécialement dans le domaine juridique, il ne faut pas ajouter des termes, juste parce que vous pensez qu’ils présentent bien. Chaque expression technique rajoutée doit avoir un sens et doit correspondre à un contexte de droit bien spécifique.
  • Le faux-sens : c’est une erreur qui consiste à confondre un mot et à le prendre pour un autre. Un piège à éviter !
  • Le non-sens : il est simplement erroné et ne correspond pas du tout au texte ou au contexte.
  • Le contresens : il est différent du faux-sens. C’est une mauvaise interprétation d’une phrase ou d’un paragraphe dans son entièreté.
  • Le faux-ami : il s’agit de deux mots (un de la langue source et un autre de la langue cible) qui se ressemblent, mais qui ne signifient pas la même chose.

Les erreurs de langue 

En tant que traducteur juridique professionnel, vous pouvez également tomber dans des pièges de langue :

  • Le pléonasme : c’est une répétition de mots qui signifient la même chose. Un piège à éviter absolument en traduction juridique !
  • Le solécisme : il s’attaque à la syntaxe. Le solécisme consiste en une syntaxe inexistante dans la langue cible.
  • Le barbarisme : c’est une erreur de vocabulaire qui consiste à écrire un mot déformé, ou qui n’existe pas dans la langue à traduire.

Le particulier 

Vous êtes un particulier qui a besoin de services de traduction technique juridique ? Vous devez également éviter certains pièges :

Ne pas avoir recours à un professionnel

C’est généralement la plus grosse erreur que commettent des particuliers, ne pas faire appel à un traducteur professionnel. Vous êtes peut-être tenté par la facilité et l’envie de faire des économies, en essayant vous-même de traduire vos documents, ou alors en faisant appel à une personne bilingue.

En traduction, surtout juridique, rien ne s’improvise ! Il est primordial d’avoir recours à un professionnel juridique, car tout traducteur n’opère pas dans le domaine juridique. Celui que vous choisissez doit avoir des connaissances et de l’expérience en droit !

Ne pas donner de référence

Un autre piège à éviter, c’est de ne pas transmettre toutes les informations à votre traducteur. Vous devez indiquer la langue cible et le pays vers lequel la traduction est destinée. Cela lui permettra d’être plus précis et plus exact dans son travail.